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Aïd El-Adha 2026 : Le port d’Alger réceptionne la première cargaison de moutons espagnols

Une étape cruciale dans la régulation du marché du bétail a été franchie ce jeudi 26 mars. Le port d’Alger a accueilli la première cargaison de moutons importés d’Espagne, composée de 12 350 têtes. Cet arrivage marque le lancement officiel d’une opération massive visant à importer un million de moutons pour stabiliser les prix à l’approche de la fête du sacrifice.

Une réponse directe à la flambée des prix

Face à un marché local où les prix du mouton oscillent entre 80 000 DA et 150 000 DA, l’État algérien a décidé de frapper fort. Sous l’impulsion du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, cette importation massive vise à offrir une alternative accessible aux ménages. Le prix de vente au citoyen pour ces ovins importés a été officiellement plafonné à 50 000 DA.

Un dispositif sanitaire et logistique rigoureux

Dès leur déchargement ce jeudi, les bêtes ont été soumises à un contrôle vétérinaire strict. Le cahier des charges imposé par le ministère de l’Agriculture ne laisse rien au hasard :

La fin des intermédiaires ?

Pour éviter que les « chevillards » et autres spéculateurs ne profitent de l’opération, la distribution sera étroitement encadrée. Les moutons seront commercialisés via des points de vente officiels, des coopératives publiques et les services sociaux des grandes entreprises nationales.

Le gouvernement a également mis en place une batterie de mesures fiscales, incluant l’exonération totale des droits de douane et de la TVA jusqu’au 30 juin 2026, afin de garantir que le prix final reste sous la barre des 50 000 DA.

Un programme qui s’étend à tout le pays

Si Alger a reçu ce premier lot, d’autres ports nationaux comme ceux d’Oran, Annaba et Ténès s’apprêtent à réceptionner des cargaisons similaires dans les prochains jours. L’objectif est d’irriguer l’ensemble des 58 wilayas pour casser la spéculation de manière uniforme sur tout le territoire.

Cette stratégie de « choc d’offre » est perçue par les experts comme une nécessité non seulement sociale, mais aussi écologique, permettant de laisser le cheptel national se régénérer après plusieurs années de sécheresse intense.

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